CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

Il bénéfice de l'appui et de l'expertise d'un Conseil scientifique et du soutien d'AG2R La Mondiale

Pour plus de renseignements et pour tous les contacts presse, vous pouvez nous contacter au 06 13 90 75 48

lundi 10 juillet 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de juillet 2017

SOMMAIRE 

Juillet 2017 

L’Édito en Coin 

  • Il est urgent de ne plus attendre pour la capitalisation

Le Coin de l’épargne                                 

  • Vers une érosion du PEA ?
  • La lente progression du PEA PME
  • Le Livret A atteint des sommets
  • Le Livret de Développement Durable et Solidaire
  • Des dépôts à vue en hausse permanente
  • Le Plan d’Épargne Logement stabilise ses positions
  • Les Livrets d’épargne ont enrayé leur baisse
Le Coin de la retraite   
  • L’unification des régimes de retraites
  • Comparer ce qui est comparable ou la difficile prise en compte des différences ! 

Le Coin de la dépendance

  • Dépendance, la délicate question des restes à charge 

Le Coin de la santé                                                              

  • Assurance-maladie face au défi de l’augmentation des dépenses de santé

Dossier : Les jeunes et les jeunes actifs face à l’épargne et à la retraite                

  • Les jeunes et leur épargne
  • Des jeunes soucieux pour leur retraite
  • Les jeunes pragmatiques face à la dépendance

Le Coin des chiffres du cercle de l’épargne       

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de juillet 2017

SOMMAIRE 

Juillet 2017 

L’Édito en Coin 

  • Il est urgent de ne plus attendre pour la capitalisation

Le Coin de l’épargne                                 

  • Vers une érosion du PEA ?
  • La lente progression du PEA PME
  • Le Livret A atteint des sommets
  • Le Livret de Développement Durable et Solidaire
  • Des dépôts à vue en hausse permanente
  • Le Plan d’Épargne Logement stabilise ses positions
  • Les Livrets d’épargne ont enrayé leur baisse
Le Coin de la retraite   
  • L’unification des régimes de retraites
  • Comparer ce qui est comparable ou la difficile prise en compte des différences ! 

Le Coin de la dépendance

  • Dépendance, la délicate question des restes à charge 

Le Coin de la santé                                                              

  • Assurance-maladie face au défi de l’augmentation des dépenses de santé

Dossier : Les jeunes et les jeunes actifs face à l’épargne et à la retraite                

  • Les jeunes et leur épargne
  • Des jeunes soucieux pour leur retraite
  • Les jeunes pragmatiques face à la dépendance

Le Coin des chiffres du cercle de l’épargne       

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

mercredi 5 juillet 2017

BFM Business : Philippe Crevel à Intégrale Placement


Philippe Crevel était l'invité le 5 juillet 2017 d'Intégrale Placement sur BFM Business. Il a été interviewé sur l'évolution possible des marchés financiers au cours du deuxième trimestre 2017.

jeudi 29 juin 2017

La Commission de Bruxelles entend relancer la construction de fonds de pension européen

La Commission de Bruxelles a présenté le jeudi 29 juin , une proposition de création de fonds de pension européen s'inscrivant dans le processus de constitution d'une Union des marchés de capitaux (UMC). Les entreprises du secteur financier (banques, assurances, gérants d'actifs, fonds de pension) pourraient bénéficier d'un label permettant d'offrir à tous leurs clients, au sein de  l'Union européenne, le même placement retraite.
Ce label européen garantirait l'accès à des produits simples, transparents et répondant à des normes standardisées (5 profils seraient définis en fonction du type de risque). Ces produits retraite seraient transférables d'un pays à un autre. 
La Commission européenne souligne la nécessité de prendre en compte l'évolution démographiques. « Alors qu'on compte aujourd'hui un retraité pour 4 actifs dans l'Union, ce ratio devrait tomber à 1 pour 2 en 2060 », résume Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission en charge des sujets financiers. Elle considère la retraite par capitalisation comme incontournable  pour compenser les insuffisances du système par répartition. Les services de la Commission rappellent que seulement 27 % des individus âgés de 25 à 59 ans ont aujourd'hui, dans l'Union européenne, investi dans des suppléments par capitalisation.
Afin de favoriser leur développement, la Commission recommande une harmonisation de la fiscalité sur ce type de produits. 

vendredi 23 juin 2017

L'assurance-vie fait du surplace

En mai, l’assurance-vie affiche une collecte positive de 300 millions d’euros, après 400 millions d’euros en avril dernier. Sur les 5 premiers mois de l’année, la collecte de l’assurance-vie s’établit à 1,7 milliard d’euros contre près de 11 milliards sur la même période en 2016. Son encours s’élève à 1657 milliards d’euros à fin mai 2017. Le mois de mai est généralement favorable à l’assurance vie, avec une collecte qui oscille entre 1 et 4 milliards d’euros sur les dix dernières années, à l’exception des mois de mai 2012 et 2013. Comme depuis le début de l’année, en mai, les épargnants continuent d’appliquer le principe de précaution en orientant leur épargne vers le Livret A qui enregistre une collecte de 1,3 milliard d’euros. Par ailleurs les épargnants privilégient les liquidités, avec les dépôts à vue qui ont atteint le niveau record de 402,371 milliards d’euros en avril dernier. L’assurance-vie souffre toujours des incertitudes qui planent sur la réforme de la fiscalité et continue de subir les comètes du dispositif de blocage potentiel des contrats en cas de crise grave, adopté dans le cadre de la loi Sapin II. La baisse du taux de rendement des fonds euros, joue également un rôle dans l’appétence des ménages pour l’assurance-vie. De plus la collecte est sans nulle doute pénalisée par le fait que certain épargnants rechignent à allouer une partie de leur épargne sur les unités de compte comme les y incitent les compagnies d’assurances. 

mercredi 21 juin 2017

Livret A,résultats du mois de mai 2017

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne

Résultat de la collecte du Livret A du mois de mai 2017

21 juin 2017



Le Livret A inarrêtable

Pour le sixième mois consécutif, le Livret A a enregistré, en mai, une collecte positive avec un gain de 1,3 milliard d’euros. Ce résultat est d’autant plus remarquable que le mois de mai ne sourit pas toujours au Livret A, six décollectes ayant été dénombrées entre 2007 et 2017.

Les Français sont redevenus des fidèles du Livret A et malgré le taux de rendement de 0,75 %. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint déjà 8,58 milliards d’euros ce qui en rythme annuel permettrait d’atteindre 20 milliards d’euros. Ainsi, mois après mois, les versements permettent de compenser la décollecte enregistrée en 2014 et 2015, décollecte qui s’était élevée à 15,4 milliards d’euros. L’encours du Livret A s’élève désormais 268,1 milliards d’euros et se rapproche de son maximum atteint au mois d’avril 2014 (268,7 milliards d’euros)

En offrant la liquidité, la sécurité avec une absence totale de prélèvements fiscaux et sociaux, le Livret A continue de séduire les Français.

Ce regain de forme du Livret A est lié, sans nul doute, à la volonté des ménages français de conserver avant l’été une épargne de précaution abondante. Au mois d’avril, les dépôts à vue des ménages a atteint un sommet historique à 402,371 milliards d’euros. La baisse du rendement des fonds euros des contrats d’assurance-vie joue en faveur du Livret A. En outre, les fonds euros sont moins accessibles car les assureurs demandent à ce que les épargnants investissent une partie de leurs disponibilités en unité de compte.

Livret A, éternel valeur refuge

Les incertitudes électorales au cours du mois de mai et les éventuels changements fiscaux pouvant concerner certains produits d’épargne dont l’assurance-vie a redonné ses lettre de noblesse à la valeur refuge qu’est le Livret A. les variations des prix du pétrole réduit la visibilité sur l’évolution du pouvoir d’achat. Les ménages éprouvent des difficultés pour appréhender leur facture énergétique.

L’inflation n’y change rien

En revanche, cette hausse des prix, depuis quelques mois, n’a pas dissuadé les Français de placer leur argent disponible sur le Livret A ou le LDDS. En effet, avec un taux moyen d’inflation depuis le début de l’année de 0,8 %, le rendement réel du Livret A est désormais négatif de 0,5 point. Si au mois de juin, l’inflation restait à son niveau actuel, le taux du Livret A pourrait être fixé, en application de la formule, à 1 % mais en cas de diminution de l’indice des prix, ce qui n’est pas impensable au vu du prix du pétrole, son maintien à 0,75 % pourrait se justifier.


Dans tous les cas, le Livret A devrait bénéficier durant les prochains mois d’un courant porteur. En effet, les modifications fiscales ne seront connues qu’à la fin de l’année et les taux de rendement des fonds euros sont toujours orientés à la baisse. Par ailleurs, L’INSEE espère néanmoins que les ménages français puisent dans leur épargne pour compenser la diminution des gains de pouvoir d’achat. Il n’est pas certain qu’ils obéissent aux souhaits de l’institut de la statistique. Affaire à suivre.....


mercredi 7 juin 2017

Les frais et l'épargne : Philippe Crevel pour BFM Business


Philippe Crevel était l'invité de BFM Business au sujet des frais applicables aux différents produits d'épargne

mardi 6 juin 2017

les frais et l'épargne


Philippe Crevel pour Ecorama revient sur le sujet sensible des frais applicables en matière d'épargne.

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne N°38 de juin 2017

SOMMAIRE 

L’Edito 

  • La protection sociale à l’épreuve des choix, par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Le Coin de l’épargne

  • L’épargne à l’heure de la présidence d’Emmanuel Macron
  • 4 764,7 milliards d’euros de patrimoine financier  pour les ménages français
  • L’épargne solidaire sème ses cailloux
  • L’éducation financière, une priorité !

Le Coin de la retraite 

  • Les retraités, leurs pensions et leur suppléments retraite

 Dossier : les retraités, leur épargne et leur retraite

  • Les retraités face à la retraite
  • Les retraités face à la dépendance
  • Les retraités face à l’épargne

L'Agenda du Cercle de l'Epargne 

Les Chiffres du Cercle de l’Épargne 

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

Les Français s'endettent !

Les Français profitent des taux bas pour s'endetter. Ils craignent également une remontée des taux ce qui les incitent à demander au plus vite des prêts pour financer leurs projets immobiliers. Pour autant, les taux restent à des niveaux historiquement bas. 

Selon la Banque de France, le taux d'intérêt moyen des crédits à l'habitat augmente au mois d'avril de 1,57 %, après 1,54 % en mars et 1,50 % en janvier tout en se situant encore à un niveau très bas.

Les crédits à l'habitat aux particuliers accélèrent à nouveau (+ 5,6 %, après + 5,4 % en mars).

La production mensuelle de crédits à l'habitat baisse toutefois (+27,1 milliards d'euros, après +31,4 milliards en mars), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 50 % (après 52 % en mars).

La croissance des crédits à la consommation s'atténue très légèrement en avril (+ 5,5 %, après + 5,6 % en mars et + 5,9 % en février).

Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,8 %, après + 5,6 %).

mercredi 24 mai 2017

L'assurance-vie en mode poussif en avril

L’assurance-vie est, en ce début de deuxième trimestre, toujours à la recherche d’un second souffle même si elle a renoué avec une collecte nette positive.

La collecte nette du mois d’avril a atteint, en effet, 400 millions d’euros, après avoir été nulle au mois de mars. Sur les quatre premiers mois de l’année, la collecte nette n’a été que de 1,4 milliard d’euros contre plus de 10 milliards d’euros sur la même période de 2016.
Le mois d’avril était jusqu’à maintenant un bon mois pour l’assurance-vie. Sur ces dix dernières, à l’exception de 2012 et de 2013, la collecte nette se situait entre 2 et 5 milliards d’euros. De ce fait, le résultat de cette année s’inscrit dans la tendance des derniers mois mais est en rupture par rapport à celle de long terme.

Les cotisations brutes se sont élevées à 10,9 milliards d’euros contre 12,2 milliards d’euros au mois de mars et 11,7 l’année dernière à la même période. Les Français ne se sont pas précipités pour placer leurs disponibilités sur l’assurance-vie. Les rachats sont également en décrue à 10,5 milliards d’euros contre 12,2 milliards d’euros au mois de mars et 9,9 milliards l’année dernière.

L’attentisme semble donc de mise chez les épargnants, pas de réel désamour mais des interrogations.

L’assurance-vie, le premier produit d’épargne des Français, est toujours à la croisée des chemins. Les faibles taux d’intérêt pèsent sans nul doute sur la collecte comme l’application des nouvelles règles prudentielles. L‘orientation de l’épargne collectée vers les unités de compte progresse à pas comptés. Elles ont représenté, en avril, 25,7 % de la collecte contre 27 % en mars. Leur poids s’est néanmoins accru de 10 points depuis la crise financière de 2011/2012. Si les épargnants acceptent de prendre un peu plus de risques, ils ne sont pas encore disposés à basculer en masse l’épargne placée sur les fonds euros.

Les épargnants attendent d’en savoir plus sur les intentions du nouveau Président de la République. Pour autant, ce dernier a affirmé que l’instauration du prélèvement libératoire à 30 % ne concernerait que les versements postérieurs à son adoption et les seuls assurés ayant plus de 150 000 euros d’encours. Plusieurs incertitudes expliquent le comportement des ménages. Ils ne savent pas comment sera apprécié le seuil des 150 000 euros, contrat par contrat ou par foyer fiscal. Si la deuxième solution apparaît la plus logique, elle pourrait poser des problèmes techniques et de confidentialité car ce sont les compagnies d’assurance qui paie directement l’impôt en cas de recours au prélèvement libératoire. Par ailleurs, il y aura cohabitation entre plusieurs taux de prélèvements en fonction de la date des versements. Cela sera d’autant plus complexe que le taux de CSG devrait augmenter de 1,7 point au 1er janvier 2018. Enfin, il est possible que les unités de compte fassent l’objet d’un traitement différencié. Néanmoins, les détenteurs de contrats d'assurance-vie assujettis à l’ISF pourront peut-être se réjouir de la sortie de ces derniers de l’assiette de cet impôt si la promesse du candidat Emmanuel Macron est adoptée.

A défaut d’avoir une vision précise du futur régime fiscal, les épargnants privilégient pour le moment les placements liquides comme les dépôts à vue ou le Livret A. L’assurance-vie devrait donc connaître une année 2017 étale, la modification de son régime fiscal devant intervenir dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018 présenté au mois de septembre prochain.

mardi 23 mai 2017

Est-ce la fin de l'argent liquide ?


Le Livret A toujours au top de sa forme


Le Livret A maintient le cap


Avril, un bon mois pour le Livret A

Le mois d’avril a souri, une fois de plus, au Livret A qui enregistre, pour le 5e mois consécutif, une collecte positive de 1,38 milliard d’euros. Sur les quatre premiers mois de cette année, la collecte atteint 7,28 milliards d’euros contre une décollecte de 750 millions sur la période de 2016. Le Livret confirme son bon état de forme et son statut de placement refuge.

La collecte du Livret de Développement Durable et Solidaire a atteint, de son côté, 380 millions d’euros en avril et 1,38 milliard d’euros sur les quatre premiers mois de 2017, L’encours du Livret A s’élève à 266,8 milliards d’euros et celui du LDDS à 102,7 milliards d’euros soit un total de 369,5 milliards d’euros.

En dix ans, la collecte au mois d’avril n’a été négative qu’à une seule reprise, en 2015, en pleine période de baisse du taux de rendement. Les ménages ont tendance à accroître leur épargne de court terme au début du printemps tant pour s’acquitter du 2e tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu que pour préparer les vacances d’été.

Le Livret A ne semble plus être pénalisé par son rendement de 0,75 % malgré le fait que l’inflation a été sur les 4 premiers mois de l’année de 1,2%. Ainsi, en termes réels, le rendement du Livret A est désormais négatif à hauteur de près de 0,5 point.

Les élections ont dopé le Livret A

La campagne électorale présidentielle a dopé le Livret A. La question du maintien de la France dans la zone euro et celle d’un alourdissement de la fiscalité de l’assurance-vie ont conduit les épargnants à opter pour le Livret A, totalement exonéré d’impôts, bénéficiant de la garantie de l’Etat et qui plus est complètement liquide. Cette préférence pour la liquidité se traduit également par la poursuite de la progression des dépôts à vue dont la collecte nette sur le premier trimestre a été de 15,7 milliards d’euros. L’encours des dépôts à vue des ménages frôle désormais les 400 milliards d’euros (397 milliards d’euros à fin mars 2017).


La victoire d’Emmanuel Macron a rassuré les épargnants mais ces derniers devraient rester prudents dans les prochains mois en attendant d’en savoir plus sur les modalités d’application de la taxe de 30 % sur les revenus de l’épargne et en particulier sur l’assurance-vie. Le Livret A devrait donc profiter de cet attentisme.  

lundi 22 mai 2017

L'épargne solidaire, une croissance forte mais une place modeste au sein de l'épargne des ménages

L'encours de l'épargne solidaire a atteint près de 10 milliards d'euros en 2016 (9,76 milliards d'euros). Il a, l'année dernière, progressé de 15,5 %. C'est avant tout l'épargne salariale qui a porté cette croissance avec une croissance de 19,4 %. L'épargne salariale solidaire représente un encours de 6,2 milliards d'euros. L'épargne solidaire proposée par les établissements bancaires à leurs clients a quant à elle gonflé de 8,5%, à 3,1 milliards d'euros, et l'épargne collectée par les entreprises solidaires pour entre autres renforcer leurs fonds propres de 13%, à 502 millions. Cette épargne est investie dans des domaines comme la lutte contre le mal-logement, le développement des activités sociales, la promotion de l'agriculture biologique ou encore le soutien à l'entrepreneuriat auprès de publics en difficulté. Selon Finansol, l'épargne solidaire a permis  la "création ou la consolidation de 49.000 emplois" et la relogement de 5.500 personnes. En 2016, 1,3 milliard d'euros supplémentaires ont été déposés dans des produits d'épargne solidaire labellisés par Finansol, lesquels ont généré environ 280 millions d'euros d'investissements dans des projets d'utilité sociale et environnementale, précise dans un communiqué cette association qui fédère près de 80 entreprises actives dans ce secteur. Ce niveau de dépôts s'affiche toutefois en recul par rapport à 2015 qui s'élevait à 1,62 milliard d'euros. 

L'épargne solidaire représente 0,21% de l'encours de l'épargne financière des ménages.  Au total, l'encours d'épargne solidaire a ainsi progressé de 15,5% sur un an pour s'établir à 9,76 milliards d'euros, détenus par environ un million d'épargnants.

mercredi 10 mai 2017

Le Mensuel du Cercle de l'Epargne du mois de mai 2017

MENSUEL DU CERCLE DE L'EPARGNE 
MAI 2017
N° 37



L’Edito


  • "Ce n’est ni la faute à Rousseau, ni la faute à Voltaire" par Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne


Le Coin de l’épargne


  • Les Français et l’épargne, une histoire qui dure
  • Les Français, toujours accrocs à la liquidité
  • Les Français sont-ils généreux ?


Épargnez pratique : les Français plébiscitent les donations    

                                          

Le Coin de la retraite 


  • Le Fond de solidarité vieillesse, la dure vie d’une roue de secours
  • L’Europe ou Emmanuel Macron auront-ils raison de l’article 39 ?


Dossier : Les indépendants et les cadres, l’épargne et la retraite


  • Les indépendants et les cadres supérieurs face  à la retraite
  • Les indépendants et les cadres supérieurs face à la dépendance
  • Les indépendants et les cadres supérieurs face à l’épargne


Les Chiffres du Cercle de l’Épargne


  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite


16 millions de retraités qui gagnent en moyenne 1376 euros

le Ministère des Affaires sociales a publié, le 10 mai 2017, son édition annuelle sur les retraités et les retraites. Ainsi, selon ce rapport, fin 2015, la France comptait 16 millions de retraités dont 1,1 million vivent à l’étranger. Cet effectif est en hausse de 152 000 personnes par rapport à l’année précédente. La progression du nombre de retraités se poursuit mais à un rythme plus faible qu’en 2014 (+199 000). Les nouveaux retraités sont moins nombreux qu’en 2014 du fait de la réforme de 2010 instaurant le report progressif de l’âge minimal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

550 000 retraités perçoivent une des allocations du minimum vieillesse en complément d’une faible pension ou en l’absence de pension. Cette allocation, dont le montant est de 800 euros mensuels pour les personnes seules et de 1 242 euros mensuels pour les couples, leur permet d’atteindre un niveau minimal de ressources. Dans les années 70, le minimum vieillesse était versé à 3 millions de personnes. 

La pension moyenne s’établit à 1 376 euros bruts mensuels, tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs, etc.).
Le montant de la pension continue à progresser surtout grâce aux femmes par effet de noria; les nouvelles générations de retraités femmes ont eu des carrières professionnelles plus longues avec des revenus plus importants. La pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’accroît de 0,5 % pour les hommes et de 1,1 % pour les femmes. 

L’écart de pension entre les femmes et les hommes diminue au fil du temps. La pension de droit direct des femmes est inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes en 2015, alors que cet écart était de 45,8 % en 2004. En ajoutant les droits dérivés (pensions de réversion), l’écart se réduit à 25,1 %.

Les taux d’activité des femmes, et donc la constitution d’un droit propre à la retraite, n’ont cessé de progresser depuis l’après-guerre. Ces dernières sont également de plus en plus qualifiées, ce qui favorise un rapprochement progressif de leurs rémunérations avec celles des hommes.

En 2015, l’âge moyen de départ à la retraite est de 61,6 ans. En augmentation continue depuis 2010 (+1,1 an), cet âge moyen correspond à l’âge conjoncturel de départ, un indicateur nouvellement calculé qui neutralise les biais liés à l’effet de structure de la population. Entre les générations 1950 et 1954, la proportion de personnes retraitées à 60 ans a baissé de 36 points (de 64 % à 28 %). Le départ à la retraite ne signifie pas pour autant la sortie définitive de l’emploi : en 2015, 3,5 % des retraités, soit 480 000 personnes, ont cumulé leur retraite avec une activité.

Les suppléments de retraite par capitalisation occupent toujours une place réduite dans la rémunération des retraités. La retraite supplémentaire facultative représente seulement 2 % de l’ensemble des prestations retraite versées. 

mardi 9 mai 2017

BFM Business : la flat tax en question


Emmanuel Macron a prévu de modifier le régime fiscal applicable au patrimoine avec comme objectif de faciliter l'orientation de l'épargne vers les entreprises. Cette réforme qui prévoit la mise en place d'une flat tax de 30 % devrait être intégrée au projet de loi de finances pour 2018. Philippe Crevel est intervenu sur ce sujet sur BFM Business le 9 mai 2017.

La hausse de la CSG, c'est pour qui ?


vendredi 5 mai 2017

La rémunération des livrets bancaires : 0,31 % en mars

La remontée des taux n'a pas encore d'influence sur la rémunération des livrets bancaires. Ainsi, selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires diminue légèrement en mars (0,74 % en mars, après 0,76 % en février). Ce léger mouvement s'observe aussi bien sur les dépôts des ménages (0,97 % en mars, après 0,98 % en février) que sur ceux des SNF (0,41 % en mars, après 0,43 % en février).

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
 mars-16jan-17févr-17(e)mars-17 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires0,870,760,760,74
Ménages1,070,990,980,97
dont : - dépôts à vue0,050,040,040,03
- comptes à terme <= 2 ans (g)1,491,261,291,27
- comptes à terme > 2 ans (g)2,482,072,052,02
- livrets à taux réglementés (b)0,800,790,800,79
dont : livret A0,750,750,750,75
- livrets ordinaires0,530,320,330,31
- plan d'épargne-logement2,782,732,732,73
SNF0,610,440,430,41
dont : - dépôts à vue0,180,120,120,12
- comptes à terme <= 2 ans (g)0,740,460,470,43
- comptes à terme > 2 ans (g)2,091,831,791,77
Pour mémoire :    
Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème0,000,000,000,00
Euribor 3 mois (c)-0,23-0,33-0,33-0,33
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)-0,17-0,130,010,07
a. Les taux d'intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d'intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d'épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l'Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d'épargne à régime spécial, plans d'épargne populaire et emprunts subordonnés.
Source : Banque de France

lundi 24 avril 2017

L'assurance-vie fait un stop au mois de mars

Au mois de mars, la collecte nette de l’assurance-vie a été nulle. Ce résultat fait suite à des collectes qui sont depuis plusieurs mois faibles, entre 400 et 800 millions d’euros. La collecte nette s'établit à 1 milliard d'euros depuis le début de l’année contre 7,7 milliards d’euros pour le trois premiers mois de l’année 2016. L’assurance-vie est en France à la cape depuis le mois de septembre de l’année dernière.


Le mois de mars s’est caractérisé par un montant élevé de prestations qui a compensé intégralement la collecte brute (12,2 milliards d’euros).

Les ménages français privilégient actuellement la liquidité, ce qui se traduit par le retour d’une collecte positive pour le Livret A et l’immobilier avec à la clef une progression des transactions et des prix. L’assurance-vie est pénalisée par la baisse des taux des fonds euros et par les menaces pesant sur son régime fiscal. La proposition d’Emmanuel Macron d’imposer les contribuables ayant plus de 150 000 euros sur leurs contrats d’assurance-vie à 30 % pour les revenus de ces derniers peut inciter certains à réduire leur exposition sur ce type de placement tant bien même que le candidat ait indiqué que cette nouvelle disposition ne sera pas rétroactive.

Les unités de compte continuent leur progression. Elles ont représenté 27 % de la collecte au mois de mars contre 23 % au mois de décembre dernier. Cette augmentation est la conséquence de la bonne tenue des marchés « actions », de la baisse des taux des fonds euros et des incitations des compagnies d’assurance-vie à réorienter l’épargne de leurs clients.

L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 646 milliards d’euros à fin mars 2017 (en progression de 3 % sur un an). Cette hausse est en grande partie imputable à la valorisation accrue des unités de compte.


L’éloignement du risque de Frexit devrait rassurer les titulaires de contrats d’assurance-vie. En revanche, ils devraient rester attentistes dans l’attente de connaitre plus précisément les intentions du nouveau Président de la République. Il est donc probable que l’assurance-vie continue à naviguer à petite allure durant les prochains mois. 

vendredi 21 avril 2017

Le Livret A, la valeur refuge par excellence avant les élections


Le mois de mars conclut en beauté le premier trimestre pour le Livret A avec une collecte positive de 1,62 milliard d’euros. Sur les trois premiers mois de l’année, elle atteint 5,9 milliards d’euros

Le mois de mars est, en règle générale, un bon mois pour le Livret A. il faut remonter à 2007 pour enregistrer une décollecte. Cette quatrième collecte positive consécutive confirme la volonté des ménages français d’accroître leur poche d’épargne liquide dans un contexte politique incertain. Cette prudence s’exprime au niveau de la consommation qui s’est contractée de 0,8 % en février. Dans le cadre de l’enquête de conjoncture du mois de mars réalisée par l’INSEE, les ménages étaient plus nombreux à déclarer qu’il était opportun d’épargner.

Le débat sur la fiscalité de l’épargne et son éventuel durcissement pour l’assurance-vie profitent sans nul doute au Livret A. Les Français s’accommodent, de mieux en mieux, de son faible rendement, 0,75 %, et cela malgré le léger retour de l’inflation. Au mois de mars, cette dernière a été de 1,1 %. De ce fait, le taux réel du Livret est négatif de 0,35 point.

Le Livret de Développement Durable et solidaire enregistre également, au mois de mars, également une collecte positive de 480 millions d’euros.

Au niveau de l’encours, les deux produits, Livret A et LDDs totalisent 367,8 milliards d’euros.

mercredi 12 avril 2017

BFM Business : les épargnants doivent-ils craindre l'élection présidentielle ?


A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les épargnants doivent-ils avoir peur ? Philippe Crevel répond aux questions de Guillaume Sommerer pour BFM Business

vendredi 7 avril 2017

Le Mensuel du Cercle du mois d'avril 2017

Sommaire du Mensuel du mois d’avril  

L’édito  

  • La dépendance, qui osera ? Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

Le coin de l’épargne  : les Français et leur épargne                   

  • Oui à la flat tax, à condition qu’elle soit très flat
  • L’encouragement fiscal du risque ne fait pas recette
  • Pour une réforme du régime des successions
  • L’impôt de solidarité sur la fortune, je t’aime  moi non plus
  • Les actions retrouvent quelques lustres
  • Rentabilité, la pierre campe en tête
  • La sécurité avant tout

Épargnez pratique : Petit guide à l’intention à ceux qui croient au « frexit » ou à « l’italexit »   

  • La première période : l’adoption du plan de sortie en France
  • La deuxième période : la négociation
  • La troisième période : la sortie
  • Comment se protéger du Frexit ? 

Le Coin de la Retraite                                           

  • La vieillesse, c’est les autres !
  • Expatriation et retraite
  • Âge de départ à la retraite, taux d’emploi des seniors et des jeunes

Dossier : Les femmes face au défi des retraites  

  • La retraite, un sujet majeur de préoccupation tout particulièrement pour les femmes
  • Une révolution démographique
  • En matière d’espérance de vie, quelle sera l’évolution dans les prochaines années ?
  • L’inégalité persistante de revenus

 Les chiffres du Cercle de l’Épargne

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
  • Tableau de bord retraite

vendredi 31 mars 2017

Le taux des livrets bancaires passe à 0,31 %

Selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est passé de 0,77 à 0,76 % de janvier à février. Le taux des livrets bancaires est tombé à 0,31 % en février 2017 contre 0,54 % il y a an.
 
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
 
 févr-16 (f)déc-16 (f)janv-17(e)févr-17 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires0,880,770,760,76
Ménages1,060,990,990,98
dont : - dépôts à vue0,050,040,040,04
- comptes à terme <= 2 ans (g)1,581,281,261,29
- comptes à terme > 2 ans (g)2,492,112,082,06
- livrets à taux réglementés (b)0,800,790,790,80
dont : livret A0,750,750,750,75
- livrets ordinaires0,540,340,320,31
- plan d'épargne-logement2,732,742,732,72
SNF0,650,460,440,43
dont : - dépôts à vue0,180,130,120,12
- comptes à terme <= 2 ans (g)0,840,500,460,47
- comptes à terme > 2 ans (g)2,141,861,831,79
Pour mémoire :    
Taux de soumission minimal aux appels d'offres Eurosystème0,050,000,000,00
Euribor 3 mois (c)-0,18-0,32-0,33-0,33
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)-0,13-0,20-0,130,01
a. Les taux d'intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d'intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d'épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l'Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d'épargne à régime spécial, plans d'épargne populaire et emprunts subordonnés.