CERCLE DE L'EPARGNE, DE LA RETRAITE ET DE LA PREVOYANCE

Le Cercle des Epargne, de la retraite et de la prévoyance est un centre d'études et d'information indépendant qui a pour objet de réaliser des études et d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à l'épargne, la retraite et la prévoyance

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samedi 30 novembre 2013

La semaine économie et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

Le CAC 40 est toujours en dessous de la barre des 4300 points. En de semaine, il s’en est rapproché à 4295 points. En une semaine, la progression a été de 0,39 % et sur le mois, la hausse a été de 0,40 %. Il y a une barre psychologique autour des 4300 points. L’attentisme est de rigueur au vu des résultats américains sur un marché en mode pause du fait de Thanksgiving.

Depuis le début de l’année, le CAC 40 a gagné 17,97 % et 20,35 % en un an.

L’or ne fait plus recette. L’once de métal jaune se situe autour de 1250 dollars l’once après être tombé à près de 1225 en début de semaine, loin de ses records de 2012. Depuis le début de l’année le métal précieux a perdu près de 25 % de sa valeur à Londres.

Zone euro, le Sud va mieux, le Nord confirme, le centre hésite

Le Sud sort de la récession. L’Espagne et le Portugal retrouvent des couleurs au niveau de la croissance et de la balance commerciale. L’Italie reste en revanche toujours en deux eaux. Le Nord confirme avec néanmoins la perte du triple A pour les Pays-Bas .

L’Espagne  a enregistré une augmentation de son activité économique au troisième trimestre de 2013, ce qui un fait nouveau depuis plus de deux ans.

La consommation, l’investissement des entreprises, ont montré des signes de stabilisation. Les exportations ont augmenté de près de 40% en volume depuis le printemps 2009.

Les coûts unitaires de production ont baissé, les investissements directs étrangers ont progressé le rétablissement de la profitabilité des entreprises a été importante.

Face à cette amélioration, l’Agence Standard & Poor’s a relevé le 29 novembre, la note de « négative » à « stable » pour la perspective attachée à la dette du pays, notée BBB-.

Zone euro, inflation en légère hausse, emploi en très légère baisse

Selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est évalué pour le mois de novembre à  à 0,9%  contre 0,7 % au mois d'octobre dernier.

Ce petit ressaut a été occasionné par  l'alimentation, les boissons alcoolisées & le tabac. Ont joué également à la hausse les services (1,5% contre 1,2% en octobre). En revanche, les biens industriels hors énergie restent stables avec +0,3%. En revanche, l'énergie continue de se contracter avec -1,1% contre -1,7% en octobre.
L'amélioration dans le Sud et la reprise de la demande interne allemande peuvent expliquer ces variations à la hausse qui demeurent néanmoins très limitées. L'inflation demeure en-dessous de la cible de 2 % de la BCE.

Selon Eurostat, dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'élève à 12,1% au mois d'octobre 2013 contre  12,2% relevé en septembre. Dans l’Union Européenne, le taux de chômage a été de 10,9%, stable par rapport au taux relevé en septembre.

En octobre 2013, 26,654 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union  dont 19,298 millions dans la zone euro. Par rapport à septembre 2013, le nombre de chômeurs a diminué de 75 000 dans l’Union  et de 61 000 dans la zone euro. Comparé à octobre 2012, le chômage s’est accru de 512 000 personnes dans l’Union et de 615 000 dans la zone euro. Le chômage demeure au plus bas en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,2%) et au Luxembourg (5,9%). Il demeure au plus haut en Grèce (27,3% en août 2013) et en Espagne (26,7%). Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans la moitié des États membres et a baissé dans l’autre moitié. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 13,2% à 17,0%), en Grèce (de 25,5% à 27,3% entre août  2012 et août 2013) et aux Pays-Bas (de 5,5% à 7,0%).Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 14,0% à 11,9% entre les troisièmes trimestres 2012 et 2013), en Irlande (de 14,5% à 12,6%) et en Lituanie (de 13,0% à 11,1%). La France, avec un taux de chômage à 10,9 % se situe dans la moyenne pour l'Union européenne (10,9 +%) et en-dessous de la moyenne de la zone euro (12,1 %).

A titre de comparaison, au mois d'octobre 2013, le taux de chômage a été de 7,3% aux États-Unis, en hausse par rapport au taux de 7,2% enregistré en septembre 2013 et en baisse par rapport au taux de 7,9% observé en octobre 2012.

France, de modestes espoirs et des craintes

La France a enregistré une baisse de son chômage grâce à l’amélioration de la situation de l’emploi chez les jeunes en relation avec le développement des emplois aidés. Il faut noter que les départs à la retraite contribuent également à ce mouvement. En revanche, le chômage de longue durée se développe et concerne plus de 40 % des demandeurs d’emploi.

Questions craintes, les indicateurs relatifs à la confiance des ménages et de chiffres d’affaires redeviennent négatifs. De même, le recul de la consommation en octobre témoigne de la persistance de la crise. Les augmentations d’impôts pèsent sur l’activité économique plus fortement que prévu. Une augmentation d’un point de PIB des impôts réduit la croissance d’un point. De ce fait, le trend de la croissance reste toujours mal orienté.

Allemagne, Angela Merkel à la tête de sa deuxième grande coalition

Après 66 jours de négociation, la grande coalition est sur les rails. Ce délai dépasse la durée moyenne qui était de  37 jours. Les deux partis sont arrivés à un accord écrit de 185 pages. Ce contrat prévoit l’introduction d’un salaire minimum, l’abaissement de l’âge de départ à la retraite, la double nationalité pour les enfants nés en Allemagne de parents non ressortissants de l’UE, la parité homme-femme au sein des entreprises. Ces mesures sont issues du programme du SPD. L’ensemble de ces mesures représente 23 milliards d’euros sur 4 ans soit 1 point de PIB annuel. Le contrat de coalition semble donc, à première vue participer du changement de cap économique, que les Etats-Unis, le FMI et la Commission européenne ont appelé de leurs vœux au cours des dernières semaines.

Le salaire horaire minimum sera fixé à 8,50 euros à partir de 2015 et devrait concerner 7 millions de salariés, soit 16% de la masse salariale. Toutefois, la nouvelle loi devrait exclure les apprentis, les travailleurs saisonniers et les « mini-jobs ». Les secteurs où les accords de branche sont inférieurs à EUR 8,50 auront jusqu’en 2017 pour s’aligner. En outre, une commission paritaire formée de représentants des salariés (3), des employeurs (3) et d’experts (2) se réunira régulièrement pour négocier la réévaluation annuelle du salaire minimum. Sur le front
des retraites, le SPD voulait faire abroger la loi de 2007 qui prévoit de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite d’ici à 2029. Désormais, la retraite à taux plein pourra être touchée dès 63 ans, mais sous certaines conditions, à savoir uniquement pour ceux qui auront totalisé 45 ans de cotisations.

En revanche, le SPD a renoncé à ses exigences européennes. Le contrat de coalition s’oppose à toute idée de mutualisation de la dette ainsi qu’à l’instauration d’un fonds européen de garantie des dépôts. En revanche, il est favorable à l’utilisation des fonds du MES pour recapitaliser directement des banques en difficulté, dans la mesure où « tous les autres moyens prioritaires » auront été épuisés.

L’objectif d’orthodoxie budgétaire est maintenu avec le maintien de l’équilibre du solde budgétaire structurel d’ici à 2015 et la réduction de la dette qui devrait être
ramenée à 70% du PIB d’ici à 2017, contre 80% en 2013. Il est également convenu que le Gouvernement ne recourra pas à des hausses d’impôts pour financer le train de nouvelles mesures.

La CSU a obtenu quelques concessions de ses partenaires. Les automobilistes étrangers empruntant les autoroutes allemandes ainsi que les poids lourds traversant le pays devront acquitter un péage. Néanmoins, cette mesure est contraire au droit européen.
Cet accord sera soumis à référendum auprès des 473 000 adhérents du SPD. Ces derniers voteront par correspondance entre les 6 et 12 décembre. Les résultats seront annoncés le 15 décembre.

Si le « oui » l’emporte le 15 décembre, le Bundestag se réunira le 17 pour réélire Angela Merkel, pour la troisième fois. La Chancelière disposera alors de quelques jours pour former son gouvernement. Par le passé, la répartition des portefeuilles ministériels était calquée sur celle des sièges obtenus au Bundestag. Ainsi le SPD devrait disposer de six portefeuilles ministériels sur les quatorze du nouveau cabinet Merkel. La CDU en aurait cinq et sa petite sœur bavaroise, la CSU, trois.

Etats-Unis, toujours en mode hésitant

Le retour de la croissance forte est toujours attendu. Les indicateurs avancés régionaux sont incertains. L’évolution des carnets de commandes de l’industrie manufacturière tend à confirmer les résultats moyens des enquêtes régionales.

Certes, il faut noter que les créations d’emplois ont été supérieures en octobre aux prévisions  avec un solde positif de 212 000. Mais, le taux de chômage reste calé à 7,3% en octobre. De ce fait, le taux de chômage reste bien supérieur à son taux naturel. Ce dernier est estimé à 5,5% par le CBO (Congressional Budget Office) et entre 5% et 6% par les membres du FOMC. La main d’œuvre disponible est ainsi bien supérieure aux offres d’emplois, pesant sur la formation des salaires, dont la progression en glissement annuel évolue aux alentours de 2% depuis deux ans et demi.

Dans ces conditions, la politique monétaire ne devrait pas être modifiée.

A suivre... next week
Lundi 2 décembre, aux Etats-Unis seront communiqués les résultats dépenses de construction pour les mois de septembre et octobre
Toujours aux Etats-Unis, sera rendu public l’indice ISM manufacturier du mois de novembre. Il est attendu en baisse.
 
Au Royaume-Uni, il faudra suivre l’indice  PMI manufacturier du mois de novembre.  
En octobre, l’indice global du secteur manufacturier avait légèrement été en baisse. Après cette correction, il est attendu en hausse pour novembre.  

Mardi 3 décembre

En France, il faudra suivre le débat sur l'avenir du nucléaire, à l'Assemblée nationale.

Mercredi 4 décembre, en France, sera rendu public l’indice PMI de services pour le mois de novembre. Se tiendra, par ailleurs un forum sur l'énergie, à l'université Paris-Dauphine, en présence.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder l’indice d’activité dans les services qui  avait atteint, dans les services, son niveau le plus élevé depuis le printemps 1997 (à 62,5, après 60,3 en septembre). L’indice pourrait subir une légère correction en novembre.
 
L’OPEP se réunit à Vienne. Il n’y a pas de changement de cap à attendre.
 
Aux Etats-Unis, seront communiqués l’enquête emploi ADP du mois de novembre, les ventes de logements neufs pour les mois de septembre et octobre et le Livre beige de la Fed.
 
Au Canada, est attendue une réunion de la Banque centrale.  

Jeudi 5 octobre

En France sera publié le taux de chômage au sens du BIT pour le 3ème trimestre.

Au Royaume-Uni, la BoE se réunit. Compte tenu de l’évolution récente de la situation économique, la BoE devrait maintenir inchangé son taux directeur à 0,5%, ainsi que le montant de ses achats d’actifs à GBP 375 mds.
 
En parallèle, la BCE se réunit également. Le taux d’inflation de 0,9 % devrait rassurer le board. La BCE devrait laisser ses taux inchangés lors de la réunion de décembre.
 
Vendredi 6 décembre,

A Paris, se tient un sommet à l’Elysée sur la sécurité en Afrique. Toujours à Paris seront connus les résultats du commerce extérieur du mois d’octobre et la situation mensuelle budgétaire de l'Etat d’octobre.

A Washington, seront publiés les résultats des créations d'emploi et le taux de chômage du mois de novembre. Après un rebond en octobre, les créations d'emplois devraient se ralentir autour de 180 000 créations par mois. 

vendredi 29 novembre 2013

Septembre fut lourd à porter pour l'industrie française

 chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière
Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Le chômage a baissé au mois d'octobre en zone euro


Selon Eurostat, dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'élève à 12,1% au mois d'octobre 2013 contre  12,2% relevé en septembre. Dans l’Union Européenne, le taux de chômage a été de 10,9%, stable par rapport au taux relevé en septembre.

En octobre 2013, 26,654 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans l’Union  dont 19,298 millions dans la zone euro. Par rapport à septembre 2013, le nombre de chômeurs a diminué de 75 000 dans l’Union  et de 61 000 dans la zone euro. Comparé à octobre 2012, le chômage s’est accru de 512 000 personnes dans l’Union et de 615 000 dans la zone euro. Le chômage demeure au plus bas en Autriche (4,8%), en Allemagne (5,2%) et au Luxembourg (5,9%). Il demeure au plus haut en Grèce (27,3% en août 2013) et en Espagne (26,7%). Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans la moitié des États membres et a baissé dans l’autre moitié. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Chypre (de 13,2% à 17,0%), en Grèce (de 25,5% à 27,3% entre août 2012 et août 2013) et aux Pays-Bas (de 5,5% à 7,0%).Les baisses les plus marquées ont été observées en Lettonie (de 14,0% à 11,9% entre les troisièmes trimestres 2012 et 2013), en Irlande (de 14,5% à 12,6%) et en Lituanie (de 13,0% à 11,1%). La France,avec un taux de chômage à 10,9 % se situe dans la moyenne pour l'Union européenne (10,9 +%) et en-dessous de la moyenne de la zone euro (12,1 %).

A titre de comparaison, au mois d'octobre 2013, le taux de chômage a été de 7,3% aux États-Unis, en hausse par rapport au taux de 7,2% enregistré en septembre 2013 et en baisse par rapport au taux de 7,9% observé en octobre 2012.

  lire la note d'Eurostat

L'inflation à 0,9 % en zone euro, une très légère remontée


Selon Eurostat, le taux d'inflation annuel de la zone euro est évalué pour le mois de novembre à à 0,9% contre 0,7 % au mois d'octobre dernier.

Ce petit ressaut a été occasionné par l'alimentation, les boissons alcoolisées & le tabac. Ont joué également à la hausse les services (1,5% contre 1,2% en octobre). En revanche, les biens industriels hors énergie restent stables avec +0,3%. En revanche, l'énergie continue de se contracter avec -1,1% contre -1,7% en octobre.

L'amélioration dans le Sud et la reprise de la demande interne allemande peuvent expliquer ces variations à la hausse qui demeurent néanmoins très limitées. L'inflation demeure en-dessous de la cible de 2 % de la BCE.

Régime internes de retraite (article 39), le Gouvernement passera par ordonnances


En pleine polémique sur les retraites chapeaux, il est à noter que l'article 33 du projet de loi sur les retraites en cours de discussion concerne les fameux régimes article 39 en gestion interne au sein des entreprises. Dans le texte initial, le Gouvernement avait prévu d'obliger les entreprises de les externaliser sous six mois. Après discussion avec le patronat, un amendement a rectifié le dispositif. Pour régler cette question et mettre le droit français en conformité avec le droit européen, le Gouvernement aura recours aux ordonnances dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution. L'article 33 prévoit que " le Gouvernement est autorisé à prendre par voie d’ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin de protéger les intérêts des travailleurs salariés et des personnes ayant déjà quitté l’entreprise ou l’établissement de l’employeur à la date de la survenance de l’insolvabilité de celui-ci, en ce qui concerne leurs droits acquis, ou leurs droits en cours d’acquisition, à des prestations de retraite supplémentaire d’entreprise. L’ordonnance est prise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi. Le projet de loi de ratification de cette ordonnance est déposé devant le Parlement au plus tard le dernier jour du troisième mois suivant la publication de l’ordonnance".

Les entreprises par cette procédure ont gagné du temps et pourront négocier les conditions de transfert. Il est à noter que depuis 2010, tout nouveau régime de retraite doit être géré en externe.

les flux vers les comptes sur livret se réduisent


Selon la Banque de France, le taux de croissance des comptes sur livrets continue de se réduire passant de 6,2 à 4,0 %, de septembre à octobre.) et des Les dépôts à terme ne dépassant pas 2 ans enregistre une décollecte de 6,8%, après -0,6% en septembre. Les titres de créance jusqu’à 2 ans enregistrent un repli de 30,2%, après -22,8%.

Les comptes sur livrets comprennent les livrets A, les livrets de développement durable, les comptes d’épargne logement, les livrets d’épargne populaire, les livrets jeunes et les livrets ordinaires. Les pensions sont des opérations d’achats temporaires de titres par la clientèle (notamment entreprises, assurances et OPCVM non monétaires). Les titres de créance à moins de deux ans comprennent principalement des certificats de dépôts émis par les banques françaises et souscrits par des clients qui n’ont pas la qualité d’établissement de crédit ou d’OPCVM monétaire.

L'OCDE décrypte les régimes de retraite

L'OCDE a publié son rapport sur les retraites. L'organisation internationale demande notamment à la France d’accélérer le rythme des réformes.

L'OCDE souligne que les récentes réformes des systèmes de retraite ont contribué à contenir la hausse des coûts futurs résultant du vieillissement de la population et de l’allongement de l’espérance de vie au sein des pays membres. L'organisation s'inquiète du maintien du niveau de vie des retraités et demandent la mise en oeuvre de politiques adaptées pour éviter une hausse de l'inégalité et de la pauvreté parmi les retraités.

Selon le rapport, l'âge moyen de départ à la retraite pourrait être d'au moins 67 ans, pour les hommes comme pour les femmes, d’ici 2050. Cela représente un recul de l’âge de la retraite, par rapport aux niveaux actuels, d’environ 3.5 années en moyenne pour les hommes et 4.5 années pour les femmes.

Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, souligne que « l’augmentation de l’âge de la retraite et le développement des régimes des retraites privées sont des mesures qui vont dans la bonne direction, mais seules, elles ne seront pas suffisantes », a déclaré « Les gouvernements doivent tenir compte des effets à long terme sur la cohésion sociale, les inégalités et la pauvreté. Garantir à chacun un niveau de vie décent après une vie de travail doit être au cœur des politiques publiques ».

Toujours selon l'Organisation, les bas salaires ont en grande partie été protégés contre les baisses de prestations dans la plupart des pays de l’OCDE et ils bénéficieront d’une retraite représentant environ 70 % de leurs revenus d’activité pour une carrière complète. Il est à souligner que les salaires moyens ne recevront en moyenne que 54 % de leurs revenus d’activité lorsqu’ils seront à la retraite, risquant ainsi de voir leur niveau de vie chuter de façon importante après avoir quitté le monde du travail. De la même façon, les hauts revenus ne recevront que 48 % de leurs revenus d’activité mais ils sont moins vulnérables grâce à des économies personnelles et des investissements plus importants.alors qu’il était de 15.1 % en 2007, et il a reculé dans 20 pays, n’augmentant qu’au Canada, en Pologne et en Turquie. En fait, les enfants et les jeunes sont aujourd’hui confrontés à un risque de pauvreté supérieur, de 13.4 % et 13.8 % respectivement.L'OCDE souligne que le taux de pauvreté parmi les retraités a reculé, s’établissant à 12.8 % en 2010.

L'OCDE réclame des efforts en matière de coûts de gestion des régimes de retraite personnels et professionnels.

Le rapport analyse l’impact de la propriété du logement et du patrimoine financier sur les revenus des retraités. Environ 77 % des plus de 55 ans sont propriétaires de leur logement, alors que la proportion n’est que de 60 % chez les moins de 45 ans, bien que plus d’une personne sur cinq parmi les personnes âgées propriétaires de leur logement, en Europe continentale, continue de rembourser son emprunt.

Le rapport constate que le patrimoine financier des retraités est très inégalement réparti, à l’intérieur même des pays et entre pays.

L'OCDE a mis en place un comparateur très ludique pour analyser la situation des différents pays.



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La consommation recule en octobre, le trimestre s'engage mal pour la croissance

Au mois d'octobre,, la consommation a marqué le pas ce qui rend de plus en difficile un bon taux de croissance pour le dernier trimestre. En effet, lles dépenses de consommation des ménages en biens ont diminué de 0,2 % en volume*, après avoir reculé de 0,1 % en septembre. Pour l'INSEE, cette baisse s'explique par le recul des dépenses en énergie en contraction de 4,9 %.
En revanche, les dépenses en biens durables ont progressé de 0,8 % en octobre après +0,7 % en septembre. Ce résultat s’explique notamment par une accélération des dépenses en automobiles (+1,5 %, après +0,8 %). L'INSEE explique que les Français ont  peut-être anticipé la réduction du bonus en novembre et le durcissement du malus en janvier prochain. Les achats en équipement du logement progressent également (+0,1 %, après +0,4 %).
Les Français ont boudé l'habillement, le textile et le cuir qui diminuent pour le deuxième mois consécutif (–0,3 % après –0,9 % en septembre).
Après s’être stabilisées entre juillet et septembre, les dépenses de consommation en autres biens fabriqués augmentent légèrement en octobre (+0,2 %), notamment en raison du rebond des dépenses en quincaillerie-bricolage.
La consommation totale de biens
La consommation totale de biens
Alimentaire et biens fabriqués
Alimentaire et biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués
Décomposition des biens fabriqués

jeudi 28 novembre 2013

Assurance-vie, la commission es finances amendent la réforme


Dans le cadre de la discussion du projet de loi de finance rectificative pour 2013, la commission des finances de l’Assemblée Nationale a modifié certains points de la réforme de l’assurance-vie. Ces dispositions seront examinées en séance publique à compter du 3 décembre. La Commission a prévu la création de nouvelles obligations déclaratives à la charge des entreprises d’assurance, des institutions de prévoyance et des mutuelles établies en France : ces entités seraient tenues de déclarer la souscription et le dénouement des contrats de capitalisation, notamment des contrats d’assurance-vie ainsi que certaines informations telles que les primes versées. Lorsque ces contrats sont souscrits auprès d’organismes établis hors de France, les souscripteurs seraient tenus de déclarer, en même temps que leur déclaration de revenus, des informations afférentes à ces contrats (la référence des contrats, la date d’effet, la durée, les opérations de remboursement et de versements de primes, la valeur de rachat).L’absence de dépôt de déclaration serait passible d’une amende de 1 500 euros par déclaration et de 150 euros par omission ou inexactitude dans la limite de 10 000 euros par déclaration. Cette mesure s’appliquerait à compter du 1er janvier 2016.

La commission des finances a également adopté des amendements visant, d’une part, à aménager « à la marge » le nouveau produit dit « euro-croissance » et, d’autre part, à étendre le relèvement du taux du prélèvement sur les capitaux décès applicable aux autres contrats (article 990 I du CGI) de 25 % à 31,25 % à la part taxable de chaque bénéficiaire excédant 691 770 euros au lieu de 902 838 euro initialement prévu par le Gouvernement. Il y aune forte pression au sein de la majorité pour durcir le texte.

Retraite Chapeau : au-delà du scandale


Au-delà de la décision de Philippe Varin de renoncer à sa retraite à prestations définies dite retraite retraite chapeau, Philippe Crevel revient sur le fonctionnement de ce supplément de retraite et des taxes que doivent acquitter le bénéficiaire de la pension et l'entreprise, dans le cadre d'une interview sur le site d'Atlantico.fr.

Lire l'interview de Philippe Crevel 

Immobilier, les prix restent orientés très légèrement à la baisse

Selon l'INSEE, au troisième trimestre 2013, les prix des logements anciens baissent de 0,2 %,  les prix des maisons diminuent de 0,4 % quand que ceux des appartements augmentent de 0,1 %. Sur un an, les prix décroissent de 1,4 % : -1,2 % pour les prix des appartements et -1,6 % pour ceux des maisons. Depuis un an, les prix sont orientés à la baisse qui n'en demeure pas moins limité. Les professionnels considèrent toujours que les prix sont surévalués de 20 à 36 %. Néanmoins, aucun ajustement sévère n'est à court terme envisageable du fait d'une forte demande, du maintien des taux d'intérêt bas. 

Il y a une différence entre l'Ile de France et la province. En Île-de-France, au troisième trimestre 2013, les prix des logements anciens baissent de 0,3 % (chiffres provisoires CVS). Les prix des appartements diminuent de 0,6 % tandis que ceux des maisons augmentent de 0,3 %.Sur un an, les prix franciliens décroissent de 1,2 %. Les prix des appartements diminuent de 1,6 % et ceux des maisons de 0,5 %.En province, les prix diminuent de 0,1 % (CVS) au troisième trimestre 2013 : les prix des maisons diminuent de 0,5 % tandis que ceux des appartements augmentent de 0,8 %.Sur un an, les prix des logements anciens en province diminuent de1,5 % (-0,8 % pour les appartements et -1,8 % pour les maisons).

Variations annuelles des prix des logements anciens
Variations annuelles des prix des logements anciens

mercredi 27 novembre 2013

Retraite Chapeau, l'Etat joue et rafle la mise


Au-delà de la polémique sur la retraite de Philippe Varin, au-delà des montants, il faut noter que du fait de la juxtaposition des prélèvements, le premier bénéficiaire est l'Etat.

En effet, si les cotisations versées avant la cessation d’activités ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu du fait qu’elles ne sont pas individualisées et qu’elles ont un caractère aléatoire, il en est tout autre pour la rente.

La rente viagère versée après la cessation d’activité est assujettie à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions et bénéficie d’un abattement de 10 %.

La rente est également soumise à des prélèvements sociaux à hauteur de 8,1 %. ce taux est passé à 8,4 % au 1er avril 2013 avec l’instauration de la contribution sociale de solidarité de 0,3 %.

A compter du 1er janvier 2011, un prélèvement supplémentaire a été institué. Il a été modifié par la loi de finances rectificative pour 2012 et en 2013 du fait de a décision du Conseil constitutionnel sur la loi de finances pour 2013.

Le nouveau régime est le suivant :

Pour les rentes versées au titre des retraites liquidées à compter du 1er janvier 2011, le taux de la contribution à la charge des bénéficiaires de rentes est de :

  • fraction de la rente inférieure à 407 euros : 0 % 
  • fraction de la rente comprise entre 407 et 611 euros : 7 %
  •  fraction de la rente supérieure à 611 euros : 14 % 


 Pour les retraites liquidées avant le 1er janvier 2011, ce barème de taux s’applique également. Toutefois les seuils de 407 et 611 € précités sont respectivement maintenus à 500 et 1000 €.

La contribution est rendue déductible du revenu imposable à l’impôt sur le revenu, mais seulement dans la limite de la fraction acquittée au titre des 1000 premiers euros de rentes mensuelles. Auparavant, la taxe n’était pas du tout déductible.

Compte tenu que le taux marginal de l'IR peut atteindre 45 % auquel s'ajoute la taxe sur les hauts revenus. cette taxe est égale à 3% de la fraction du revenu fiscal de référence comprise entre 250 000 euros et 500 000 euros plus 4% de la fraction dépassant 500 000 euros.

Le taux d'imposition peut atteindre pour une retraite chapeau plus de 71 %. Il en résulte que l'Etat est le grand gagnant de l'opération.

La prochaine réunion du Conseil d'Orientation des Retraites sera consacrée à l'épargne retraite

Le 17 décembre prochain, le Conseil d'Orientation des Retraites consacrera sa réunion à l'étude de l'épargne retraite. Il devrait tisser un bilan de 10 ans de loi Fillon en la matière, loi qui a créé le PERP et le PERCO. Il pourra également faire le point de 20 ans de contrats Madelin. 

Pour mémoire, fin 2012, l'encours de l'épargne retraite, c'était  151 milliards d’euros en 2012 contre 55 en 2001. Les cotisations se sont élevés à  11,3 milliards d’euros en 2012 contre 6 en 2001. Les prestations ont atteint 6,8 milliards d’euros en 2012 contre 2,5 en 2001. Les contrats collectifs représentaient  75 % des cotisations en 2001 et   42 % en 2012 ;    75 % de l’encours en 2001,  64 % de l’encours en 2012 ;   82 % des prestations en 2001, 72 % des prestations en 2012

2012Nombre  de cotisants
PERP2 180 000
PERCO1 300 000
UMR/Prefon/Prefon/CRH700 000
Contrats Madelin (TNS et agricoles)1 400 000
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Les ménages pessimistes sur leur niveau de vie et le chômage

Au mois de  novembre, selon l'INSEE, l’opinion des ménages sur leur niveau de vie  se détériore : les soldes passé et futur perdent respectivement 4 et 5 points par rapport à octobre, ces deux soldes restant nettement inférieurs à leur moyenne de longue période. Les questions fiscales, le maintien d'un fort taux de chômage peuvent expliquer cette baisse. En effet, toujours selon cette même enquête, les ménages sont plus inquiets qu’en octobre concernant l’évolution future du chômage. Le solde de novembre correspondant gagne 16 points, annulant ainsi les baisses des deux derniers mois. Il demeure toujours au-dessus de sa moyenne de long terme.

En revanche, l’opinion des ménages sur l’inflation passée est stable. Celle sur l’inflation future est quasi stable (–1 point). Ces deux soldes restent au-dessus de leur moyenne de longue période.

Soldes d'opinion sur la situation financière personnelle et le niveau de vie en France
Soldes d'opinion sur la situation financière personnelle et le niveau de vie en  France

Confiance et capacité future d'épargne en berne

Au mois de novembre, selon l'INSEE, la confiance des ménages baisse légèrement avec un recul d'un point de l'’indicateur par rapport à son niveau d’octobre. Il y a une petite rupture par rapport au trend haussier de ces derniers mois. Les mauvaises nouvelles économiques et le débat fiscal ont joué certainement de manière négative. 

L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée augmente très légèrement d'un point et celle sur leur situation financière personnelle future est stable. Les ménages sont aussi nombreux qu’en octobre à considérer comme opportun de faire des achats importants. Ces trois soldes demeurent largement en dessous de leur moyenne de longue période.

En novembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle augmente d'un petit point. Celle sur leur capacité d’épargne future baisse nettement de 6 pointsCes deux soldes restent au-dessus de leur moyenne de long terme.

De même, la proportion de ménages considérant qu’il est opportun d’épargner baisse fortement en novembre de 17 points. Ce solde est ainsi à nouveau au-dessous de sa moyenne de longue période. Cette rupture sur l'épargne est à mettre en parallèle avec la décollecte sur le Livret A et sur la volonté des Français de maintenir leur niveau de consommation. L'augmentation des impôts et la crainte de futures augmentations peuvent accentuer cette tendance même si logiquement, dans le passé, face à des relèvements potentiels d'impôt, les ménages avaient tendance à accroître leur effort d'épargne. La contrainte en matière de revenus peut actuellement expliquer ce changement. 

Indicateur synthétique de confiance des ménages
Indicateur synthétique de confiance des ménages

mardi 26 novembre 2013

La France, pays de la micro et de la grande entreprise


Selon Eurostat, en 2011, 7% des 22 millions d'entreprises de l’économie marchande non-financière de l'UE28 étaient des PME de moins de 250 salariés. Elles représentaient comptaient pour 38% de l’emploi et 38% du chiffre d'affaires total de l’économie marchande non-financière. La majorité des entreprises de l’UE28 étaient des micro-entreprises (93%), représentant 30% de l’emploi et 17% du chiffre d'affaires, tandis que 0,2% étaient de grandes entreprises regroupant 33% de l’emploi et réalisant 44% du chiffre d'affaires.

Les plus fortes proportions de PME se situaient en Allemagne (18% des entreprises), en Roumanie et au Luxembourg (13% chacun) ainsi qu’en Autriche (12%), et les plus faibles en République tchèque et en Slovaquie (4% chacun). Dans tous les États membres, la proportion de grandes entreprises était inférieure ou égale à 0,5%. Part des PME dans l’emploi la plus élevée dans les pays baltes et au Luxembourg ans la majorité des États membres, les PME étaient la catégorie d’entreprises occupant le plus de personnes. Elles représentaient environ 50% de l’emploi total de l'économie marchande non-financière en Lettonie et en Lituanie (51% chacun), ainsi qu’en Estonie et au Luxembourg (49% chacun). Dans six États membres, la plus grande part de l’emploi était relevée dans les micro-entreprises, l’Italie (46%) et le Portugal (42%) enregistrant les plus fortes proportions. Dans deux États membres, le Royaume-Uni (46%) et la France (37%), les grandes entreprises concentraient le plus de personnes employées.

Les parts les plus importantes du chiffre d’affaires généré par les PME se situaient en 2011 au Luxembourg (60% du chiffre d'affaires total), en Lettonie (52%) et en Autriche (49%), tandis qu’au Royaume-Uni (56%), en Allemagne (52%) et en Finlande (50%), la moitié ou plus du chiffre d'affaires était générée par les grandes entreprises. La part du chiffre d'affaires générée par les micro-entreprises était la plus élevée en Estonie (31%), à Chypre (27%) et en Italie (25%). La France se caractérise par une légère sur-représentation des micro-entreprises (94,2 % du total des entreprises pour une moyenne de 92,5 %) et une sous-représentation des PME (5,7 % contre 7,3 %). En revanche, pour les grandes entreprises, la France est parfaitement dans la moyenne (0,2 %). Avec le Royaume-Uni et la Finlande, la France est le pays où l'emploi dans les grandes entreprises domine de manière relative (36,6 % pour une moyenne à 32,8 %). Au Royaume-Uni, ce taux est de 46,4 %. De manière assez logique, le poids en emplois des PME est plus faible en France.

Prélèvements sociaux rétroactifs : le Gouvernement exclut les PEA, les PEL et l'épargne salariale


Dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 en nouvelle lecture et conformément aux déclaration du Ministre du budget, l''Assemblée Nationale a adopté, lundi 25 novembre, un amendement excluant les PEA, les plans d'épargne logement et l'épargne salariale du dispositif d'harmonisation des prélèvements sociaux. Seuls contrats d'assurance-vie multi-supports demeurent concernés. La mesure corrigée rapportera 400 millions d'euros de recettes supplémentaires à l'Etat, au lieu des 600 millions escomptés au départ. La différence devrait être compensée par des économies sur les dépenses de santé...

lundi 25 novembre 2013

Le petit mois d'octobre de l'assurance-vie

Au mois d’octobre, l’assurance-vie a fait le job sans pour autant faire des étincelles. La collecte a été positive de 400 millions d’euros.

 L’assurance-vie a été confrontée à des vents contraires avec le débat sur les prélèvements sociaux qui a refroidi les ardeurs des épargnants français.

 Le yo-yo de la collecte nette continue avec des résultats en dent de scie. La collecte nette de l’assurance-vie avait été, au mois de septembre 2013, de 1,3 milliard d’euros. Ce bon résultat faisait suite à un petit gain de 100 millions d’euros au mois d’août et à un plus important de 1,9 milliard d’euros au mois de juillet. La collecte nette avait été négative de 300 millions d’euros au mois de juin 2013.

 Depuis le début de l’année, la collecte nette s’élève néanmoins à 11,6 milliards d’euros mais reste inférieure à celle de l’épargne défiscalisée, 19,5 milliards d’euros pour le Livret A et le LDD qui ont enregistré une décollecte de 1,54 milliard d’euros au mois d’octobre (la comparaison est biaisée du fait des encours différents : encours Livret A et LDD : 363 milliards d’euros / encours assurance-vie : 1454 milliards d’euros).

 Le mois d’octobre a été marqué par une collecte brute en contraction et par des rachats en progression.

 La collecte brute s’est, en effet, élevée à 10,2 milliards d‘euros en baisse de 4 % par rapport au résultat du mois d’octobre 2012. Les Français disposent de moins de disponibilités pour épargner que ce soit à court ou long terme.

 Les rachats ont repris le chemin de la hausse avec une augmentation de 7 % en un mois. Elles ont atteint 9,8 milliards d’euros. Cette remontée est certainement imputable au climat fiscal ayant incité des épargnants à sortir une partie de leur argent. Le contexte économique pèse également sur les ménages qui tentent de maintenir leur pouvoir d’achat en puisant un peu plus sur leur épargne.
 L’encours a progressé de 4 % sur un an et s’élève désormais à 1454 milliards d’euros du fait de la bonne tenue de la bourse ce qui permet une valorisation accrue des unités de compte.

 Les épargnants retrouvent le chemin des unités de compte

 Les unités de compte ont profité de l’amélioration de la situation boursière. Elles progressent, au niveau des cotisations, de 43 % par rapport au mois d’octobre 2012 quand les fonds euros sont en en recul de 11 %. Depuis le début de l’année, les unités de compte progressent de 27 % contre 4 % pour les supports en euros. Au niveau de l’encours, les unités de compte s’élèvent à 241 milliards d’euros en augmentation de 14 % sur un an et de 3 % par rapport à septembre. Elles représentent 16,57 % de l’encours. Les bons résultats de la bourse, avec un CAC 40 en progression de 17 % depuis le 1er janvier, incitent les épargnants à rechercher un peu plus de rendements sur les marchés financiers et a délaissé les fonds euros qui sont confrontés aux taux bas.

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 Après la mauvaise séquence avec les prélèvements sociaux, il faudra suivre l’effet des annonces du Ministre du budget sur le lancement des deux nouveaux contrats d’assurance-vie, euro-croissance et euro-transmission, ainsi que la modification à la marge des règles fiscales. Il est probable que cette communication génère une période d’attentisme, l’épargnant souhaitant voir les réalités des nouveaux produits proposés avant de s’engager. Il ne faut pas d’ici le début de l’année 2014 s’attende à des miracles d’autant plus que le contexte économique reste incertain malgré la sortie de la récession. Il y a toutes les raisons de penser que le jeu de yo-yo continuera dans les prochains mois.

Où sont les immigrés ?


L'Institut national des études démographiques a mis en ligne une animation permettant d'avoir une vision complète de l'immigration au niveau mondial. En valeur absolue, les Etats-Unis sont de loin le premier pays d'accueil des immigrés devant la Russie, l'Allemagne, l'Arabie Saoudite, le Canada et la France. Mais en prenant l'importance de la population, la France arrive en 54ème position avec 10 % d'immigrés loin derrière le Qatar (86 %).

Regarder l'animation 

Climat des affaires, stabilité en novembre

Selon l'INSEE, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est stable à 95 en novembre. Il reste en dessous de sa moyenne de longue période (100). L’indicateur du climat des affaires reste stable dans l’industrie et dans le bâtiment, perd trois points dans le commerce de détail mais gagne un point dans le commerce de gros et trois points dans les services.

La non dégradation peut laisser supposer que le retour de la récession est écarté pour le dernier trimestre surtout au regard de l'indicateur de retournement. 

Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de retournement France


L'indicateur de retournement calculé au niveau France reste en zone favorable.

samedi 23 novembre 2013

Hey, Monsieur, je vous demande une petite réforme fiscale !!!!

Jean-Marc Ayrault a relancé l’idée d’une réforme fiscale à l’horizon 2015 avec en particulier une fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu qui constituait la 14èmeproposition du candidat François Hollande à l’élection présidentielle. Cette proposition s’inscrivait dans le prolongement des travaux de Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez qui avaient débouché sur un livre sur la réforme fiscale. Depuis dix-huit mois, l’idée de fusion de l’IR et de la CSF avait été enterrée tant en raison de la crise qui réduit les marges de manœuvre que par le caractère explosif du dossier. Dans le passé, certains membres de l’UMP dont Jean-François Cope s’était prononcé en faveur d’une fusion IR et CSG.

Pourquoi une réforme fiscale ?

Le système fiscal français se caractérise par :
  • Un niveau de prélèvements élevé, le plus important de l’OCDE avec 46 % du PIB
  • Un grand nombre d’impôts, plus de 266 relevés dans le rapport économique et financier du PLF 2014
  • Une complexité croissante du fait des ajustements incessants et donc une instabilité chronique
  • Des coûts de gestion élevés
  • Des rendements faibles du fait d’assiettes étroites (IR et IS)
  • De taux élevés du fait d’une forte progressivité
  • Une acceptabilité en baisse avec un sentiment d’inégalité de traitement face à l’impôt
Le système fiscal français est très progressif au niveau de l’impôt sur le revenu ; seulement un ménage sur deux est assujetti à l’impôt sur le revenu. En revanche, les 1 %  des contribuables les plus aisés acquittent 37 % de l’impôt sur le revenu ; les 10 % les plus aisés en acquittent environ 70 %.
Des impôts sont plutôt dégressifs en fonction du revenu. Il s’agit de la TVA qui représente autour de 12% des revenus pour les 10% de ménages les plus modestes quand ce taux est de 4% à 5% pour les 10% les plus aisés.

La CSG est, en revanche, un impôt proportionnel avec un taux général de 7,5 % pour les revenus salariaux (auquel il faut ajouter la CRDS à 0,5 %). Il existe néanmoins des exonérations pour certaines prestations sociales exonérées et des taux spécifiques pour les retraités. Les revenus du patrimoine sont 

Une réforme fiscale peut répondre à plusieurs objectifs :
  • Accroître les recettes
  • Améliorer le fonctionnement de l’économie en étant plus neutre
  • Rendre le système de prélèvement plus juste socialement
  • Réduire les coûts de gestion des impôts
  • Rendre le système de prélèvement plus simple
 L’équité fiscale est une valeur très relative. Un impôt proportionnel peut être jugé juste, le montant du prélèvement augmente en valeur absolue en fonction du revenu. Un système progressif met en jeu la faculté contributive des contribuables. Plus il est aisé, plus il peut contribuer à la charge publique. Il est admis qu’un impôt progressif est plus juste qu’un impôt proportionnel. En revanche, il conduit souvent à une fuite devant l’impôt et à l’utilisation à des dispositifs des méthodes d’optimisation fiscale.
 Pour être neutre, un système fiscal doit interférer à minima dans le processus de décision économique. 
Or, en France, le système fiscale est tout sauf neutre ; les pouvoirs publics comptant orientés les comportements des ménages et des acteurs économiques (consommation ou investissement). Par ailleurs, plus les impôts sont importants, plus les acteurs économiques vont essayer d’y échapper en fraudant ou en optimisant leur situation fiscale, voire en réduisant leur capacité de production.

Les contraintes politiques, économiques et sociales qui pèsent sur la réforme fiscale

Les marges de manœuvre du Gouvernement sont très faibles voire inexistantes. Compte tenu du niveau des prélèvements obligatoires, toute hausse est impossible or le financement des déficits l’exigerait pourtant.

La faible croissance avec la stagnation des revenus réduit également les possibilités en rendant tout relèvement très sensibles. Or, toute réforme fiscale a pour conséquences de générer des gagnants qui se taisent et des perdants qui hurlent. Pour atténuer les effets de la réforme, il faut la lisser dans le temps.

Le calendrier politique français ne favorise pas l’engagement d’une réforme de grande ampleur. En effet, l’année 2014 est marquée par deux rendez-vous politiques : les élections municipales et les élections européennes ; en 2015, ce seront les élections régionales et départementales. 2016 sera consacrée à la préparation de l’élection présidentielle de 2017… Une réforme fiscale nécessite du temps et un minimum de consensus politique ce qui manquent au pouvoir en place.

La fusion éventuelle de l’IR avec la CSG suppose une approbation minimale des partenaires sociaux et en particulier du patronat qui devra gérer un prélèvement supplémentaire avec des impacts possibles sur les relations, salariés / employeurs.

Les pistes de réformes possibles

La CSG devrait rapporter 91 milliards d’euros contre 75 milliards d’euros pour l’impôt sur le revenu. D’un côté, le taux maximal de la CSG est de 8,2 % (pour les revenus du patrimoine) quand le taux marginal de l’IR atteint 45 %. La CSG bénéficie d’une large assiette lui garantissant un fort rendement.
La fusion de la CSG et de l’IR aurait comme conséquences :
  • Le prélèvement à la source avec un transfert de charges supplémentaires sur les entreprises
  • Le règlement du problème de décalage d’un an actuellement en place pour le recouvrement de l’impôt sur le revenu (possibilité de gestion en glissement pour la mise en œuvre du nouveau prélèvement)
  • La refonte du système de quotient conjugal et familial
  • La remise à plat des niches fiscales
  • La réduction des effectifs à la direction des impôts avec des possibles redéploiements (vers la lutte contre la fraude fiscale) ou des réductions d’effectif
Il est à noter que les services de Bercy disposent avec la télétransmission des données bancaires et des salaires, de données permettant d’établir plus facilement qu’auparavant le prélèvement à la source.

Le Gouvernement pourrait profiter de cette réforme pour transférer certaines cotisations sociales sur la CSG (allocations familiales en particulier). Cette mesure pourrait atténuer le coût du travail mais pénaliserait les retraités et les épargnants…

La fusion rendrait de facto la CSG déductible de l’impôt sur le revenu ou du moins la question ne se poserait plus.

Par ailleurs, il serait possible d’instituer une dose de progressivité pour les revenus les plus modestes.
La question de l’harmonisation de la CSG des retraités pourrait être traitée de manière implicite tout comme la suppression de l’abattement de 10 % des frais professionnels dont ils bénéficient.

Comme en Allemagne, une déclaration des revenus pourrait être maintenue afin de tenir compte de certaines charges (enfants, emplois à domiciles par exemple). Le Ministère de l’Economie pourrait réduire les retenues sur les revenus sur les derniers mois voire verser un crédit d’impôt. En outre, certains revenus non communiqués de manière automatique devraient faire l’objet d’une déclaration spécifique (revenus fonciers par exemple).

Le risque de la fusion est que le mauvais impôt chasse le bon que le système de l’impôt sur le revenu à assiette étroite colonise le système proportionnel avec une large assiette de la CSG. Il y a donc un risque de grignotage de la CSG avec donc des pertes en ligne.

Une fusion modifierait la répartition des charges entre les contribuables. Les classes moyennes pourraient être pénalisées en cas d’instauration d’une CSG progressive qui réduirait le montant du prélèvement sur les Français à revenus modestes. Certes, le système actuel pénalise les salariés à faibles revenus qui supportent un taux de prélèvement élevé par rapport à ceux qui bénéficient d’allocations sociales. Il n’en demeure pas moins que selon les travaux de Thomas Piketty, le taux d’imposition, tous impôts pris en compte, est le plus élevé entre 4 000 et 9 000 euros pour diminuer pour le 1 % des Français les plus aisés du fait d’un recours plus important à des mécanismes d’optimisation fiscale.

Les autres chantiers fiscaux que le Gouvernement pourrait lancer

Impôt sur les sociétés

Elargissement  de l’assiette de l’impôt sur les sociétés en abaissant ses taux afin de le rendre plus euro-compatible

Impôts locaux

Modernisation des impôts locaux avec révision générale des valeurs locatives (passage aux valeurs vénales) et fin des compensations par l’Etat qui est de fait le premier contribuable local ; instauration d’une péréquation fiscale afin de réduire les distorsions entre collectivités locales

Cotisations sociales

Mise en œuvre de cotisations progressives avec franchise sur les 500 ou 1000 premiers en contrepartie de la suppression des exonérations sur les bas salaires qui génèrent des effets de seuils

Fiscalité du patrimoine

L’ISF, l’imposition des plus-values ainsi que les prélèvements sur l’épargne (rentes à titre onéreux et gratuits) pourraient faire l’objet d’une simplification.

Conclusion

L’engagement ad’un grand débat fiscal par le Premier Ministre vise sans nul doute de clore une mauvaise séquence fiscale après l’affaire des prélèvements sociaux et celle de l’éco-taxe. Il veut reprendre en main l’agenda économique et fiscal en imposant les sujets de discussion. Mais, les concertations avec les partenaires sociaux, du fait de l’absence de consensus risquent de tourner court obligeant le Gouvernement soit de prendre ses responsabilités, soit d’enterrer le dossier. Un éventuel changement de Premier Ministre en 2014 permettrait de mettre un terme à ce débat qui est, à l’heure actuelle plus un ballon d’essai qu’une tentative de refondre le système fiscal.

La semaine économique et financière vue par l'oeil du Cercle

Le coin des épargnants

Le Livret A et le LDD ont perdu 1,54 milliard d’euros au mois d’octobre, signe que ces produits ont perdu leur attrait avec un taux de rendement de 1,25 % et que les temps sont durs pour les ménages qui doivent de plus en plus puiser dans leur épargne pour faire face aux dépenses courantes. Certes, le taux d’épargne des Français reste élevé mais il y a sans nul doute une évolution dans le comportement des Français.

La bourse de Paris n’arrive pas à franchir la barre des 4300 points. Le CAC 40 a perdu cette semaine 0,32 % et s’établit à 4278 points. Paris souffre de la conjoncture morose de l’Europe et de la France en particulier. La place parisienne avec la forte proportion de financière reste toujours en retrait. 

Néanmoins, depuis le 1er janvier, la hausse est de 17,5 % et de 23 % sur un an.
New York bat record sur record et franchit le cap de la septième semaine de hausse. Le Dow Jones des 30 valeurs industrielles américaines s’élève à 16.064,77, en hausse de plus de 22 depuis le 1er janvier, le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds, est 1.804,76, signant la première clôture au-delà des 1.800 points de son histoire, et le Nasdaq , à forte pondération technologique, est à 3.991,64.

Etats-Unis, tout et son contraire

Les Etats-Unis ont enregistré une meilleure croissance que prévu au 3ème trimestre mais les fondamentaux restent encore très hésitants. Ainsi, les statistiques montrent un ralentissement de la consommation qui intervient au moment même où le taux d’épargne des ménages est passé  de 5,6% (moyenne entre octobre 2010 et avril 2012) du revenu disponible à 5% (moyenne depuis mai 2012). 

Cette baisse est imputable à la contraction du revenu disponible réel des ménages liée à la montée des prélèvements obligatoires mais aussi à la faiblesse des revenus d’activité.
Facteur positif, les ménages bénéficient du recul du prix de l’énergie (-4,9% en glissement annuel en octobre). Néanmoins, l’avantage est très relatif car les dépenses énergétiques représentent moins de 3% du volume total des dépenses de consommation.

L’autre aspect positif est la bonne tenue des créations d’emploi aux Etats-Unis. Au mois d’octobre, elles ont dépassé 200 000 au mois d’octobre.

En revanche, les indices avancés montrent qu’une dégradation est à craindre dans les prochains mois en particulier pour le secteur manufacturier. Au niveau de l’immobilier, le marché redevient baissier. Les ventes de logements dans l’ancien ont reculé ces trois derniers mois, ramenant la progression en glissement annuel de 16,4% en juillet à seulement 5,2% en octobre. Ce petit retournement peut s’expliquer par la remontée des taux longs depuis le printemps.

La sortie du quantitative easing continue à alimenter les débats économiques. Elle est indispensable mais le contexte est délicat ; l’inflation est au plus bas, autour de 0,7 % ; le chômage est toujours au-dessus de 7 % et la croissance est chaotique. Il n’en demeure pas moins que les marchés anticipent une hausse des taux d’intérêt ce qui a tendance à ralentir l’économie.

La zone euro, le Sud sort de l’ornière sur fond de menaces déflationnistes

L’inflation de la zone euro est toujours orientée à la baisse et cela malgré des hausses d’impôts en particulier de TVA qui devraient accroître les prix. La baisse des prix de l’énergie joue son rôle dans ce processus. Le chômage et les capacités de production disponibles font le reste.

Si la croissance de la zone euro a été faible au 3ème trimestre avec un petit 0,1 %, en revanche, les bonnes nouvelles proviennent du Sud avec la sortie de la récession de l’Espagne et du Portugal. Même la Grèce se porte mieux avec une contraction plus faible de son PIB. Ses résultats ont été acquis par une amélioration de la compétitivité de ces pays. La baisse des salaires et la réorientation de l’offre vers l’exportation ont permis d’enrayer la récession. La France pourrait être dans un premier temps une victime collatérale de la meilleure santé de l’Europe du Sud et tout particulièrement de l’Espagne dont les entreprises pourraient venir concurrencer les entreprises françaises.

L’Allemagne, coupable d’être trop vertueuse

 Coup de tonnerre, l’Allemagne fait l’objet d’une enquête pour excédent excessif. Il est bien connu qu’il ne faut jamais trop montrer que l’on est le meilleur élève. Les autres élèves détestent les premiers de la classe.

 L’Allemagne a toujours été un pays d’exportations de biens industriels d’autant plus que sa population déclinante ne permet pas de dégager de la croissance pour les entreprises. Les excédents commerciaux représentant environ quatre cinquièmes du solde courant. En moyenne, depuis le début des années 2000, les exportations nettes ont contribué pour plus de la moitié à une croissance du PIB de l’ordre de 1,1%. Au début des années 1990, plus de la moitié des exportations totales étaient acheminées vers la zone euro et près de 60% vers l’Union européenne à 27. Début 2013, elles représentent moins de 40% vers la première et 57% vers la seconde.

 Les ventes vers les pays d’Europe centrale (République tchèque, Slovaquie, Hongrie et Pologne) ont progressé. Depuis 1999, les exportations de l’Allemagne vis-à-vis de la zone euro ont augmenté d’environ 4,5% en moyenne annuelle, tandis que celles vers l’Europe centrale progressaient de près de 9%, vers l’Asie de 10% et de plus de 7% à destination du reste du monde. Le commerce extérieur allemand apparaît ainsi beaucoup plus tributaire de la croissance de ses partenaires commerciaux que du risque de change.
 L’euro n’a pas été renforcé la présence allemand sur les marchés européens. Ce pays a profité à plein de l’arrivée de nouveaux acteurs économiques pour les équiper en machines-outils et pour vendre aux nouvelles classes aisées des voitures.

 La compétitivité allemande a augmenté du fait des divergences de coûts au sein de l’Europe.  
 La balance courante allemande excédentaire est également le reflet de l’excédent d’épargne sur l’investissement. A plus de 10% de leur revenu disponible en 2012, le taux d’épargne des ménages allemands est parmi les plus élevés de la zone euro avec la France. Le processus de désendettement se poursuit actuellement malgré l’environnement favorable de taux d’intérêt historiquement bas.

 La position extérieure de l’Allemagne reste donc nettement positive. L’excédent de la balance des revenus des investissements représente environ 2% du PIB, soit près d’un tiers de l’excédent de paiement courant depuis 2006. Ce solde excédentaire correspond principalement aux revenus nets de placements allemands à l’étranger. L’Allemagne détient plus de 3000 milliards d’euros de créances sur l’Europe du Sud et elle entend être payée que qui en fait un défenseur de la zone euro mais aussi un créancier redoutable veillant à la capacité des débiteurs d’honorer leurs dettes.

 Irlande is back

Après avoir frôlé la banqueroute et avoir été le premier d’une longue liste de pays de la zone euro à devoir gérer un problème d’endettement, l’Irlande est en passe de revenir sur les marchés financiers et de tourner une page difficile de son histoire économique contemporaine.

L’Irlande a réussi à rebondir du fait que son économie disposait avant la crise d’importants atouts. Cette situation lui a permis d’éviter un ajustement brutal tel qu’il est en cours dans l’Europe du Sud. Entre 2009 et 2012, les salaires, déflatés par les prix à la consommation, ont diminué de 16,9% en Grèce et 6,3% au Portugal, contre  3% en Irlande. Le taux de chômage n’a augmenté que de 0,8 point entre 2010 et 2012 en Irlande contre 11,7 points en Grèce et 3,9 points au Portugal.

L’Irlande est un pays largement ouvert sur l’extérieur ce qui a atténué le choc de l’assainissement. L’attractivité fiscale avec un taux d’imposition sur les sociétés de 12,5%), couplée à un environnement des affaires favorable (main-d’œuvre qualifiée, cadre institutionnel de qualité, etc.) a permis le maintien des entreprises étrangères, positionnées sur des secteurs à forte valeur ajoutée (électronique, chimie, pharmacie). Exportations et importations de biens et services rapportées au PIB représentaient en 2012 192% du PIB en Irlande contre 78% au Portugal et seulement 59% en Grèce.

Dans ces conditions, le PIB a ainsi progressé de 0,2% en 2012 après 2,2% en 2011 (contre des baisses respectives de 3,2% et 1,3% au Portugal, 6,6% et 7,1% en Grèce).Les mesures d’assainissement ont pu de ce fait être socialement admises relativement facilement.

A suivre, la semaine prochaine

 Lundi, L’Insee communiquera le climat des affaire en France du mois de novembre avec une possible dégradation peu engageante pour terminer l’année en beauté. A Washington, il faudra suivre les promesses de vente immobilières pour le mois d’octobre.

 Mardi, à Berlin seront communiqués les résultats des ventes au détail allemandes pour le mois d’octobre.
 A Washington, seront connues les mises en chantier et permis de construire pour les mois de septembre et octobre. Seront également connus les indices des prix immobiliers S&P/Case-Shiller de septembre, l’indice sur la confiance du consommateur du mois de novembre.

 Mercredi, à Berlin sera communiqué l’indice GfK du moral des ménages allemands. A Londres, sera publiée la deuxième estimation du PIB pour le 3ème trimestre. A Washington, seront publiés les résultats en deuxième estimation du PIB du 3ème trimestre mais également les commandes de biens durables pour le mois d’octobre, les inscriptions au chômage de  la semaine du 23 novembre, l’indice PMI de Chicago pour novembre, l’indice Reuters-Michigan de novembre (définitif) et l’indice des indicateurs avancés d’octobre.

 Jeudi, les marchés sont fermés aux Etats-Unis pour cause de Thanksgiving Day. Au Japon, il faudra regarder l’indice PMI Markit manufacturier de novembre.
Côté PIB, la Suisse communiquera les résultats du PIB au 3ème trimestre et Madrid confirmera ses résultats sur le même sujet. A Francfort, il faudra regarder l’évolution de la masse monétaire M3 et le crédit au secteur privé pour la zone euro au mois d’octobre.
 A Berlin sera rendu public le nombre de demandeurs d'emploi du mois de novembre et une évaluation du taux d’inflation de ce même mois. A Bruxelles, il faudra suivre les indices du climat des affaires et du sentiment économique de la zone euro pour novembre

 Vendredi toujours pour cause de fête, les marchés américains fermeront à 19 heures. A Bruxelles, seront communiqués le taux de chômage de la zone euro en octobre et le taux d’inflation toujours en zone euro (estimation flash) pour novembre.
 Pour la France, les résultats de la consommation des ménages pour octobre seront connus avec l’espoir d’une augmentation.